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A new physeteroid from the late Miocene of Peru expands the diversity of extinct dwarf and pygmy sperm whales (Cetacea: Odontoceti: Kogiidae)


Collareta, Alberto; Lambert, Olivier; de Muizon, Christian; Benites Palomino, Aldo Marcelo; Urbina, Mario; Bianucci, Giovanni (2020). A new physeteroid from the late Miocene of Peru expands the diversity of extinct dwarf and pygmy sperm whales (Cetacea: Odontoceti: Kogiidae). Comptes Rendus Palevol, 95(5):79-100.

Abstract

Nowadays, the odontocete family Kogiidae is monotypic and only includes two species of diminutive relatives of the great sperm whale Physeter Linnaeus, 1758. Conversely, a growing body of extinct species indicates that kogiids were diverse and disparate during the late Neogene. The fossil record of Kogiidae is, to date, represented by several cranial specimens from Mio-Pliocene localities of the Northern Hemisphere, with the significant Southern Hemisphere exception of the Pisco Formation of Peru, from which two genera were known so far, including Scaphokogia Muizon, 1988, a highly idiosyncratic form characterised by a distinctly spoon-shaped dorsal surface of the neurocranium and a downturned semicylindrical rostrum, which is even placed in its own subfamily Scaphokogiinae. Here, we report on two skulls of Kogiidae from the Messinian (upper Miocene) portion of the Pisco Formation exposed in the East Pisco Basin. These two skulls are referred to the new taxon Platyscaphokogia landinii n. gen., n. sp., which our phylogenetic analysis recovers as sister group of Scaphokogia, within the subfamily Scaphokogiinae. Although Platyscaphokogia n. gen. shares with Scaphokogia a remarkably spoon-like dorsal aspect of the neurocranium, it retains a non-pachyostotic, dorsoventrally thin rostrum that distinctly points anteriorly; as such, Platyscaphokogia n. gen. might be regarded as testifying an early stage in the evolution of the scaphokogiine cranial anatomy. Morphofunctional and palaeoecological considerations allow for hypothesising that Platyscaphokogia n. gen. was a raptorial physeteroid that foraged along the water column in relatively open-sea palaeoenvironments. In conclusion, our finds expand the palaeodiversity of Kogiidae, as well as our knowledge on the late Miocene sperm whales of the southeastern Pacific, and further suggest that the fossil content of the East Pisco Basin is crucial for reconstructing the Neogene evolutionary history of physeteroids. = La famille d’odontocètes Kogiidae est de nos jours monotypique et ne comprend que deux espèces, parents de petite taille du grand cachalot Physeter Linnaeus, 1758. Inversement, un nombre croissant d’espèces éteintes décrites indique que les kogiidés montraient une diversité et une disparité élevées pendant le Néogène tardif. Le registre fossile des Kogiidae est à ce jour représenté par plusieurs spécimens crâniens de localités mio-pliocènes de l’hémisphère nord, à l’exception australe de la Formation Pisco, au Pérou, de laquelle deux genres étaient connus à ce jour, incluant Scaphokogia Muizon, 1988, une forme hautement idiosyncratique caractérisée par une surface dorsale du neurocrâne distinctement en forme de cuillère et un rostre en semi-cylindre renversé, qui est placé dans sa propre sous-famille Scaphokogiinae. Nous rapportons ici deux crânes de Kogiidae de la portion messinienne (Miocène supérieur) de la Formation Pisco exposée dans la partie orientale du Bassin Pisco. Ces deux crânes sont référés au nouveau taxon Platyscaphokogia landinii n. gen., n. sp., que notre analyse phylogénétique place comme groupe-frère de Scaphokogia au sein de la sous-famille Scaphokogiinae. Bien que Platyscaphokogia n. gen. partage avec Scaphokogia un aspect dorsal du neurocrâne remarquablement en forme de cuillère, ce nouveau genre conserve un rostre non-pachyostotique, dorso-ventralement aplati, et pointu; Platyscaphokogia n. gen. pourrait donc être considéré comme témoignant d’un stade précoce de l’évolution de l’anatomie crânienne des scaphokogiinés. Des considérations morphofonctionnelles et paléoécologiques permettent de supposer que Platyscaphokogia n. gen. était un physétéroïdé raptorial qui se nourrissait dans la colonne d’eau, dans des paléoenvironnements relativement ouverts. En conclusion, nos découvertes augmentent la paléodiversité des Kogiidae, ainsi que nos connaissances sur les cachalots du Miocène tardif du Pacifique sud-est, et suggèrent en outre que les fossiles de la partie orientale du Bassin Pisco sont cruciaux pour la reconstruction de l’histoire évolutive des physétéroïdés du Néogène.

Abstract

Nowadays, the odontocete family Kogiidae is monotypic and only includes two species of diminutive relatives of the great sperm whale Physeter Linnaeus, 1758. Conversely, a growing body of extinct species indicates that kogiids were diverse and disparate during the late Neogene. The fossil record of Kogiidae is, to date, represented by several cranial specimens from Mio-Pliocene localities of the Northern Hemisphere, with the significant Southern Hemisphere exception of the Pisco Formation of Peru, from which two genera were known so far, including Scaphokogia Muizon, 1988, a highly idiosyncratic form characterised by a distinctly spoon-shaped dorsal surface of the neurocranium and a downturned semicylindrical rostrum, which is even placed in its own subfamily Scaphokogiinae. Here, we report on two skulls of Kogiidae from the Messinian (upper Miocene) portion of the Pisco Formation exposed in the East Pisco Basin. These two skulls are referred to the new taxon Platyscaphokogia landinii n. gen., n. sp., which our phylogenetic analysis recovers as sister group of Scaphokogia, within the subfamily Scaphokogiinae. Although Platyscaphokogia n. gen. shares with Scaphokogia a remarkably spoon-like dorsal aspect of the neurocranium, it retains a non-pachyostotic, dorsoventrally thin rostrum that distinctly points anteriorly; as such, Platyscaphokogia n. gen. might be regarded as testifying an early stage in the evolution of the scaphokogiine cranial anatomy. Morphofunctional and palaeoecological considerations allow for hypothesising that Platyscaphokogia n. gen. was a raptorial physeteroid that foraged along the water column in relatively open-sea palaeoenvironments. In conclusion, our finds expand the palaeodiversity of Kogiidae, as well as our knowledge on the late Miocene sperm whales of the southeastern Pacific, and further suggest that the fossil content of the East Pisco Basin is crucial for reconstructing the Neogene evolutionary history of physeteroids. = La famille d’odontocètes Kogiidae est de nos jours monotypique et ne comprend que deux espèces, parents de petite taille du grand cachalot Physeter Linnaeus, 1758. Inversement, un nombre croissant d’espèces éteintes décrites indique que les kogiidés montraient une diversité et une disparité élevées pendant le Néogène tardif. Le registre fossile des Kogiidae est à ce jour représenté par plusieurs spécimens crâniens de localités mio-pliocènes de l’hémisphère nord, à l’exception australe de la Formation Pisco, au Pérou, de laquelle deux genres étaient connus à ce jour, incluant Scaphokogia Muizon, 1988, une forme hautement idiosyncratique caractérisée par une surface dorsale du neurocrâne distinctement en forme de cuillère et un rostre en semi-cylindre renversé, qui est placé dans sa propre sous-famille Scaphokogiinae. Nous rapportons ici deux crânes de Kogiidae de la portion messinienne (Miocène supérieur) de la Formation Pisco exposée dans la partie orientale du Bassin Pisco. Ces deux crânes sont référés au nouveau taxon Platyscaphokogia landinii n. gen., n. sp., que notre analyse phylogénétique place comme groupe-frère de Scaphokogia au sein de la sous-famille Scaphokogiinae. Bien que Platyscaphokogia n. gen. partage avec Scaphokogia un aspect dorsal du neurocrâne remarquablement en forme de cuillère, ce nouveau genre conserve un rostre non-pachyostotique, dorso-ventralement aplati, et pointu; Platyscaphokogia n. gen. pourrait donc être considéré comme témoignant d’un stade précoce de l’évolution de l’anatomie crânienne des scaphokogiinés. Des considérations morphofonctionnelles et paléoécologiques permettent de supposer que Platyscaphokogia n. gen. était un physétéroïdé raptorial qui se nourrissait dans la colonne d’eau, dans des paléoenvironnements relativement ouverts. En conclusion, nos découvertes augmentent la paléodiversité des Kogiidae, ainsi que nos connaissances sur les cachalots du Miocène tardif du Pacifique sud-est, et suggèrent en outre que les fossiles de la partie orientale du Bassin Pisco sont cruciaux pour la reconstruction de l’histoire évolutive des physétéroïdés du Néogène.

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Other titles:Un nouveau physétéroïdé du Miocène supérieur du Pérou augmente la diversité des cachalots nains et pygmées (Cetacea: Odontoceti: Kogiidae) éteints
Item Type:Journal Article, refereed, original work
Communities & Collections:07 Faculty of Science > Paleontological Institute and Museum
Dewey Decimal Classification:560 Fossils & prehistoric life
Language:English, French
Date:5 October 2020
Deposited On:07 Oct 2020 15:13
Last Modified:08 Oct 2020 11:38
Publisher:Elsevier
ISSN:1631-0683
OA Status:Closed
Free access at:Publisher DOI. An embargo period may apply.
Publisher DOI:https://doi.org/10.5852/cr-palevol2020v19a5

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