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La Partie de cache-cache la plus longue du monde. Auteurs médiévaux contre critiques modernes


Trachsler, Richard; Martina, Piero Andrea (2022). La Partie de cache-cache la plus longue du monde. Auteurs médiévaux contre critiques modernes. Cahiers de civilisation médiévale, 258:131-144.

Abstract

C’est en partant de la considération qu’une bonne partie de la production littéraire médiévale nous est parvenue dans des textes sans nom d’auteur que s’est imposé le cliché du Moyen Âge aux écrivains humbles, qui hésitent à signer leurs œuvres, cliché auquel on oppose traditionnellement l’autre cliché, celui de la Renaissance aux artistes désormais conscients et fiers de leur individualité, qui apposent à leurs créations originelles une signature. Dans cet article, nous nous proposons de revenir sur la question du nom de l’auteur médiéval, pour rappeler que tout, ou presque, est affaire de critique : qu’il s’agisse de sortir un texte de l’anonymat pour le placer sous l’autorité d’un écrivain célèbre ou de déclarer qu’un patronyme est en réalité un pseudonyme, ou encore de faire émerger un nom à partir d’une nuée de lettres en les organisant en anagramme, c’est le médiéviste qui tranche. En nous arrêtant sur les cas de Marie de France et, surtout, de Jean Renart, nous nous proposons de parcourir une partie de l’histoire de la critique, pour voir comment l’histoire de la discipline pèse toujours sur l’approche de nos études médiévales.

Abstract

C’est en partant de la considération qu’une bonne partie de la production littéraire médiévale nous est parvenue dans des textes sans nom d’auteur que s’est imposé le cliché du Moyen Âge aux écrivains humbles, qui hésitent à signer leurs œuvres, cliché auquel on oppose traditionnellement l’autre cliché, celui de la Renaissance aux artistes désormais conscients et fiers de leur individualité, qui apposent à leurs créations originelles une signature. Dans cet article, nous nous proposons de revenir sur la question du nom de l’auteur médiéval, pour rappeler que tout, ou presque, est affaire de critique : qu’il s’agisse de sortir un texte de l’anonymat pour le placer sous l’autorité d’un écrivain célèbre ou de déclarer qu’un patronyme est en réalité un pseudonyme, ou encore de faire émerger un nom à partir d’une nuée de lettres en les organisant en anagramme, c’est le médiéviste qui tranche. En nous arrêtant sur les cas de Marie de France et, surtout, de Jean Renart, nous nous proposons de parcourir une partie de l’histoire de la critique, pour voir comment l’histoire de la discipline pèse toujours sur l’approche de nos études médiévales.

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Other titles:The world’s longest hide-and-seek game : medieval authors vs. modern critics
Item Type:Journal Article, refereed, original work
Communities & Collections:06 Faculty of Arts > Institute of Romance Studies
Dewey Decimal Classification:450 Italian, Romanian & related languages
440 French & related languages
460 Spanish & Portuguese languages
410 Linguistics
470 Latin & Italic languages
800 Literature, rhetoric & criticism
Language:French
Date:2022
Deposited On:08 Jan 2024 08:38
Last Modified:28 Jun 2024 03:37
Publisher:Universite de Poitiers * Centre d'Etudes Superieures de Civilisation Medievale
ISSN:0007-9731
OA Status:Hybrid
Free access at:Publisher DOI. An embargo period may apply.
Publisher DOI:https://doi.org/10.4000/ccm.9210
  • Content: Published Version
  • Language: French
  • Licence: Creative Commons: Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0)